Notice d’utilisation UROstim2 et PDF gratuit à télécharger
L’UROstim2 arrive souvent chez le patient avec peu d’explications orales — le pharmacien ou le prestataire montre les grandes lignes, et c’est à peu près tout. Du coup, beaucoup de gens se retrouvent seuls face à un appareil médical à deux canaux, un écran rétroéclairé bleu et 22 programmes dont ils ne savent pas lesquels choisir. Ce guide reprend les points essentiels de la notice officielle Schwa-Medico (REF 101454, version 07, 2023), complétés par ce qui bloque vraiment à l’usage.
Le livret d’instructions complet est disponible en PDF gratuit ci-dessous — c’est la documentation originale du fabricant, 44 pages, en français, avec les schémas de placement des électrodes et les protocoles par pathologie.
Avant la première séance : rechargez l’accu. Vraiment.
La notice l’indique page 15, mais c’est facile à passer : un appareil neuf ne démarre pas correctement si l’accu n’est pas chargé au préalable. Et la procédure de charge est un peu contre-intuitive — le commutateur frontal doit être en position OFF pendant toute la recharge, alors qu’instinctivement on laisserait l’appareil en ON.
Voici l’ordre exact :
- Basculez le commutateur frontal (le petit interrupteur situé sous les deux prises de sortie) sur OFF.
- Branchez le câble du chargeur dans la prise centrale — celle qui se trouve entre les deux canaux.
- Reliez le boîtier du chargeur au secteur 220 V. La diode lumineuse s’allume en rouge.
- Attendez que la diode passe au vert. Charge terminée.
- Débranchez le chargeur du secteur, puis de l’appareil.
- Remettez le commutateur sur ON.
Ce dernier point (remettre le commutateur sur ON) est ce qui oublie le plus souvent. L’appareil ne s’allume tout simplement pas si le commutateur reste en OFF après la charge. Ce n’est pas une panne. C’est juste le commutateur.
Un accu rechargé assure au moins 1,5 heure de stimulation continue. La durée de vie du pack est de 6 mois minimum — après ça, il faut le remplacer (réf. 450781).
Lancer une séance : l’ordre des branchements compte
La règle de base : tout brancher avant d’allumer. Électrodes d’abord, câble ensuite, appareil en dernier. Pas l’inverse.
- Connectez les deux électrodes au câble — fiche rouge sur l’une, fiche bleue sur l’autre. Toujours deux électrodes par câble, jamais une seule.
- Branchez le câble à l’une des prises de sortie de l’UROstim2.
- Positionnez les électrodes sur la zone indiquée par votre thérapeute.
- Allumez en appuyant sur la touche ronde du bas. L’écran bleu s’allume et affiche le dernier programme utilisé.
- Sélectionnez votre programme avec la touche P — appuyez autant de fois que nécessaire. Un appui sur ▼ permet de revenir au programme précédent.
- Lancez la stimulation avec la touche ▲ du canal concerné.
- Montez l’intensité progressivement jusqu’à ressentir des fourmillements ou des pulsations — confortables, jamais douloureux.
Attention au blocage automatique des intensités : après 5 secondes d’inactivité, le niveau se verrouille. Pour remonter, appuyez d’abord sur ▼ pour déverrouiller, puis sur ▲ pour remonter. Ce mécanisme de sécurité évite toute montée involontaire — mais il surprend au début.
Pour stopper la séance : maintenez la touche P enfoncée 1 seconde. L’appareil s’arrête aussi automatiquement quand le timer atteint zéro.
Les 22 programmes : lequel choisir selon votre cas ?
Les programmes U-01 à U-11 sont préréglés — seule la durée du timer est modifiable. Les programmes P-01 à P-11 sont entièrement paramétrables en fréquence, largeur d’impulsion et durée. La notice survole un peu vite la logique de sélection, alors voici le tableau complet avec les paramètres exacts.
| Programme | Indication principale | Fréquence | Largeur d’impulsion | Durée |
|---|---|---|---|---|
| U-01 | Incontinence urinaire et anale — sonde ou électrodes SPI | 15 Hz | 150 µs | 20 min |
| U-02 | Incontinence urinaire et anale — protocole SPI | 14 Hz | 210 µs | 20 min |
| U-03 | Incontinence urinaire et anale — protocole SPI | 10 Hz | 200 µs | 20 min |
| U-04 | Incontinence urinaire et anale — protocole SPI | 50 Hz | 200 µs | 20 min |
| U-05 | Douleurs pelvi-périnéales chroniques — électrodes de surface | 80 Hz | 200 µs | 60 min |
| U-06 | Instabilité vésicale — par sonde uniquement | 10 Hz | 300 µs | 20 min |
| U-07 | Incontinence d’effort — par sonde | 60 Hz | 300 µs | 20 min |
| U-08 | Incontinence mixte — par sonde | 20 Hz | 300 µs | 20 min |
| U-09 | Incontinence anale et troubles ano-rectaux — électrodes cutanées | 10 Hz | 600 µs | 20 min |
| U-10 | Renforcement musculaire périnéal — sonde ou électrodes | 50 Hz | 300 µs | 20 min |
| U-11 | Troubles vésico-sphinctériens — électrodes de surface | 20 Hz | 150 µs | 20 min |
| P-01 | Stimulation du nerf vague | 25 Hz | 100 µs | 30 min |
| P-02 | Stimulation du nerf vague | 10 Hz | 100 µs | 30 min |
| P-03 | Stimulation du nerf vague | 1 Hz | 100 µs | 30 min |
Les programmes U-01, U-02, U-03, U-09 et U-11 sont compatibles avec le protocole de stimulation transcutanée du nerf tibial postérieur (dit « protocole SPI »). C’est la voie d’abord la plus utilisée en pratique — elle ne nécessite pas de sonde et reste possible même chez les porteurs de pacemaker ou les femmes enceintes.
Où placer les électrodes — les 4 configurations principales
C’est souvent le point le moins bien expliqué à la remise de l’appareil. Pourtant, un mauvais positionnement rend la séance inefficace même avec le bon programme.
Protocole SPI — nerf tibial postérieur (cheville). Deux électrodes autocollantes le long de la malléole interne, sur le trajet du nerf tibial postérieur. C’est le placement de référence pour l’hyperactivité vésicale, l’incontinence urinaire et anale. Programmes recommandés : U-01 ou U-03. Rythme : 1 à 2 séances de 20 minutes par jour.
Autour du périnée. Deux électrodes au-dessus du pubis et/ou deux électrodes de part et d’autre du sillon interfessier. Si les douleurs sont localisées à l’avant — endométriose par exemple — les 4 électrodes peuvent se placer sur la zone sus-pubienne.
Stimulation sacrée transcutanée. Deux électrodes directement sur le sacrum, au niveau S2-S3. Même principe que la neuromodulation implantée, mais sans chirurgie. Peut se combiner avec le protocole tibial dans le cadre des douleurs pelvi-périnéales chroniques.
Sonde périnéale — vaginale ou anale. Pour la rééducation sphinctérienne. Programmes U-06 (instabilité vésicale), U-07 (incontinence d’effort), U-08 (incontinence mixte), U-10 (renforcement périnéal). Fréquence : 20 minutes par séance, 3 à 5 fois par semaine. Avant de manipuler la sonde en cours de séance, stoppez toujours la stimulation d’abord.
Quand ça ne fonctionne pas : le guide de pannes
| Symptôme | Cause probable | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| L’appareil ne s’allume pas | Commutateur frontal sur OFF — ou accu déchargé | Vérifiez le commutateur en premier. Sinon : cycle de recharge complet, commutateur en OFF pendant la charge, puis remettez sur ON |
| L’intensité retombe à zéro dès qu’on la monte | Électrode mal collée ou câble défectueux | Vérifiez que les 2 électrodes adhèrent bien. Testez avec l’autre prise de sortie. Si ça passe sur le second canal : le premier canal est à envoyer au SAV. Si ça retombe partout : essayez un autre câble |
| L’intensité bloque à 10 mA maximum | Électrodes mal branchées — fiche rouge et bleue inversées ou débranchées | Revérifiez les connexions câble/électrodes/appareil. L’UROstim2 remonte automatiquement à zéro si le circuit est ouvert |
| La stimulation est inconfortable sans raison | Électrodes usées ou mal positionnées | Déplacez légèrement la zone de placement. Si les électrodes n’adhèrent plus correctement, changez-les |
| L’icône pile clignote ou l’appareil s’éteint seul | Accu sous le seuil critique | Rechargez. L’appareil s’éteint aussi automatiquement s’il reste allumé sans utilisation pendant plus de 2 minutes |
| Rougeurs sous les électrodes | Même zone de placement maintenue trop longtemps | Décalez légèrement la position. Les rougeurs disparaissent en général dans les 2 heures après la séance |
SAV fabricant : Monath Electronic — 00 33 3 89 73 73 30, 30 rue du Maréchal Joffre, 68250 Rouffach.
Entretien : trois chiffres à retenir
Les électrodes STIMEX durent 15 jours à raison de 2 séances quotidiennes. Pas 30, pas 6 semaines — 15 jours. Passé ce délai, leur résistance augmente et leur conduction baisse, ce qui explique pourquoi la stimulation semble moins efficace après quelques semaines. Pour prolonger leur durée de vie : replacez-les sur leur support papier après chaque séance et stockez-les au réfrigérateur, dans le bac à légumes. Quelques gouttes d’eau sur la face collante suffisent souvent à restaurer l’adhérence si elles commencent à décrocher.
Les câbles TENS tiennent 500 heures de stimulation — soit à peu près un an d’usage normal. Les fils de cuivre internes se rigidifient avec le temps. Un câble qui ne conduit plus se manifeste par une intensité qui retombe à zéro sans raison : c’est souvent le câble, pas l’appareil.
L’appareil lui-même se nettoie une fois par semaine avec des lingettes antibactériennes jetables. Jamais de dissolvant type acétone. Durée de vie minimale garantie : 5 ans. Garantie constructeur : 2 ans à compter de la facture d’achat — câbles, électrodes et accu exclus.
Contre-indications : ce qui est interdit, ce qui ne l’est pas
L’UROstim2 est un dispositif médical de classe IIa, uniquement disponible sur prescription. Quelques points qui ne sont pas toujours bien expliqués à la remise de l’appareil :
- Pacemaker : contre-indiqué pour la stimulation périnéale par sonde. Mais la neurostimulation tibiale postérieure à la cheville reste possible — les électrodes sont suffisamment éloignées du cœur.
- Femmes enceintes : même règle. La stimulation tibiale à la cheville n’est pas contre-indiquée.
- Prothèses, broches, plaques : aucune contre-indication. Le livret d’instructions le précise explicitement.
- Thrombose veineuse ou artérielle, thrombophlébite : contre-indiqué.
- Pendant un ECG ou EEG : contre-indiqué — risque d’interférences avec les signaux de contrôle.
- Micro-ondes et ondes courtes : gardez plus de 2 mètres de distance pendant la séance.
Usage strictement personnel. Ne prêtez jamais l’appareil, les électrodes ou la sonde.
Questions posées sur les forums — réponses issues de la notice et du terrain
Mon UROstim2 ne s’allume plus du tout après la recharge — qu’est-ce qui se passe ?
Presque à coup sûr : le commutateur frontal est resté sur OFF après la charge. C’est le piège classique. Remettez-le sur ON et réessayez. Si l’appareil ne démarre toujours pas après ça, appelez le SAV.
Quel programme pour une hyperactivité vésicale traitée en première intention ?
U-01 ou U-03, avec les électrodes placées sur la cheville selon le protocole SPI. C’est le traitement de référence, validé cliniquement, que la notice décrit comme prescriptible au même titre que les anticholinergiques — avant de passer à la toxine botulique ou à la neuromodulation implantée. 1 à 2 séances de 20 minutes par jour.
À quelle intensité me stimuler ? J’ai peur de forcer.
Montez jusqu’au seuil douloureux, puis redescendez juste en dessous pour rester dans l’agréable. Pas besoin d’atteindre un chiffre précis en mA — la tolérance varie selon la zone, l’état de la peau, la fatigue musculaire et même l’heure de la journée. Ce qui compte, c’est la sensation, pas le niveau affiché à l’écran.
La stimulation me semblait efficace au début, mais depuis 3 semaines j’ai l’impression que ça ne fait plus rien.
Deux causes possibles. D’abord les électrodes : au-delà de 15 jours, leur conduction baisse. Changez-les et observez si ça change. Ensuite l’accoutumance nerveuse : le système nerveux s’adapte très rapidement au courant, surtout dans les 5 premières minutes. Réajustez l’intensité en cours de séance — c’est tout à fait normal de devoir remonter un peu pendant qu’on se stimule.
Je me stimule tous les jours depuis 5 semaines et je ne vois pas d’amélioration. Je dois arrêter ?
Ça dépend. Certains patients constatent des résultats au bout de 8 à 15 jours, d’autres attendent 2 à 3 mois. La réponse à la neurostimulation est individuelle. Si après 3 mois de séances quotidiennes il ne se passe toujours rien, parlez-en à votre médecin — il existe d’autres options, et il vaut mieux en discuter plutôt que de persévérer indéfiniment sans résultat.
Peut-on utiliser l’UROstim2 pour autre chose que l’incontinence ? J’ai vu des mentions du nerf vague.
Oui. La notice inclut trois programmes P-01, P-02 et P-03 dédiés à la stimulation du nerf vague — via une électrode auriculaire positionnée dans l’oreille gauche (cymba concha). Ces protocoles s’adressent à des pathologies comme le syndrome de l’intestin irritable, la cystite interstitielle ou l’endométriose. Mais c’est une utilisation qui doit être encadrée médicalement — la notice en parle, elle ne la prescrit pas.
Mes électrodes ne collent plus après 10 jours à peine.
Deux raisons fréquentes : elles ne sont pas stockées correctement (sur leur support papier, au réfrigérateur), ou la peau est légèrement grasse ou huileuse au moment de l’application. Une peau propre et sèche est indispensable. Quelques gouttes d’eau sur la face collante peuvent redonner de l’adhérence. Si elles s’abîment vraiment vite, passez aux électrodes pour peaux sensibles Argent Supérieur (réf. 101220).
Télécharger la notice PDF Schwa-Medico UROstim2
La documentation officielle du fabricant (REF 101454, version 07, 2023) est disponible gratuitement ci-dessous. 44 pages incluant les schémas de positionnement des électrodes et sondes, les 22 programmes détaillés, les protocoles par pathologie et la fiche technique complète — dimensions 11,6 × 6,6 × 2,8 cm, poids 166 g, courant de sortie maximal 100 mA sous 1 kΩ.
📥 Télécharger le mode d’emploi UROstim2 en PDF — gratuit, sans inscription