Mode d’emploi Husqvarna 135 Mark II : télécharge la notice

Le manuel du 135 Mark II couvre aussi le 130. Une seule ligne de la fiche technique sépare les deux machines, et ce n'est pas celle que tu crois. Le PDF officiel est en bas de page.

Le manuel officiel du 135 Mark II tient en 16 pages françaises, insérées dans un document multilingue de 468 pages. Il ne parle pas que de ta machine. Voici le PDF, et les passages où il contredit les fiches produit des revendeurs.

130, 135, 135 Mark II : quelle notice correspond à ta tronçonneuse ?

Trois références se ressemblent au point que les acheteurs d’occasion se trompent souvent. Le 135 d’origine, vendu avant l’arrivée du Mark II, affiche 40,9 cm³ pour 1,5 kW. Le 135 Mark II descend à 38 cm³ mais monte à 1,6 kW. Cylindrée plus petite, puissance plus élevée : les deux notices ne sont pas interchangeables.

Le point que personne ne signale se trouve à la dernière page du manuel. La déclaration de conformité UE désigne la « Plate-forme H13038HV, représentant le modèle 130 », avec le certificat TÜV Rheinland BM 50444521 et des numéros de série à partir de 2022. Ton 135 Mark II est donc homologué sous l’identité du 130, et le document porte les deux noms en couverture.

Regarde ce que le tableau des caractéristiques sépare vraiment :

Caractéristique 130 135 Mark II
Cylindrée 38 cm³ 38 cm³
Puissance à 9 000 tr/min 1,5 kW 1,6 kW
Poids sans équipement de coupe 4,68 kg 4,68 kg
Réservoir carburant / huile 350 / 260 cm³ 350 / 260 cm³
Vibrations poignée gauche / droite 3,72 / 5,5 m/s² 3,72 / 5,5 m/s²
Puissance acoustique garantie 116 dB(A) 116 dB(A)
Vis du tendeur de chaîne repère 18 repère 19

Une seule ligne chiffrée diffère, et c’est 0,1 kW. Le reste est identique au gramme près. La vraie différence se cache dans la vue d’ensemble : Husqvarna numérote séparément la vis du tendeur selon le modèle, parce que le 135 Mark II reçoit un tendeur latéral accessible au tournevis quand le 130 garde le montage frontal.

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Démarrage à froid : six pressions, et l’étape où les moteurs se noient

La séquence du manuel ne souffre aucune improvisation. Frein de chaîne serré vers l’avant, starter tiré vers toi puis vers le haut, six pressions sur la poire d’amorçage. Six, pas dix. Tu plaques ensuite la machine au sol de la main gauche, pied droit dans la poignée arrière, et tu tires doucement jusqu’à la résistance avant de tirer franchement.

C’est l’étape suivante qui fait la différence. Dès que le moteur démarre ou simplement essaie de démarrer, avec trois tentatives maximum, tu abaisses la commande de starter. Continuer à tirer starter ouvert noie le moteur en quelques secondes. Une fois qu’elle tourne : 20 à 30 secondes au ralenti élevé, un petit coup de gâchette, puis encore 20 à 30 secondes au ralenti normal.

À chaud, la logique s’inverse. Starter abaissé avant de tirer, puis 10 à 15 secondes d’attente une fois le frein desserré. Si elle refuse par forte chaleur, le manuel décrit un cas rarement repris ailleurs, celui du carburant trop chaud : machine à l’ombre 20 minutes, poire pompée en continu 10 à 15 secondes, reprise de la procédure à froid. Et n’abandonne jamais la corde du lanceur déployée.

Elle démarre puis cale : le diagnostic dans le bon ordre

Cette machine n’affiche aucun code erreur. Pas d’écran, pas de voyant, donc tout passe par les symptômes. Le manuel liste les contrôles avant démarrage mais reste muet sur les causes réelles observées en usage.

Symptôme Cause probable Ce que tu fais
Démarre puis cale après quelques secondes, à répétition Mélange stocké depuis plusieurs mois Vidange complète et mélange neuf avant toute autre intervention
Cale à chaud, repart une fois refroidie Volant magnétique et bobine encrassés de sciure mêlée d’huile de chaîne Dépose du lanceur, nettoyage du volant et de la bobine
Cale dès que tu inclines la machine Filtre à carburant lesté qui sort du liquide dans le réservoir Contrôle du filtre et de la souplesse du tuyau
Bougie noire au démontage Mélange trop riche, souvent un sur-dosage d’huile Retour à 2 % strict, la bougie doit ressortir brun clair
Puissance faible, ralenti instable Grille pare-étincelles ou filtre à air chargés Brosse métallique sur la grille, lavage du filtre à l’eau savonneuse
Chaîne qui tourne au ralenti Régime de ralenti trop haut Vis T dévissée jusqu’à l’arrêt de la chaîne

Le deuxième cas mérite un arrêt, parce qu’il ne ressemble à rien de mécanique. Un propriétaire a passé des jours sur son carburateur avant de déposer le lanceur : volant et bobine étaient couverts de sciure collée par l’huile de chaîne. Un nettoyage, et le ralenti est redevenu stable. Sur une machine d’affouage, ce dépôt se forme en une saison.

Un mot sur le filtre à air, le piège classique. Le manuel demande un lavage à l’eau chaude savonneuse et un séchage complet. Pas de soufflette : la pression d’un compresseur perce la mousse, et tu ne le vois qu’après un mois de sciure avalée.

Vis H et L : le manuel n’en parle pas, et c’est volontaire

C’est la question la plus posée sur cette gamme, autant être direct. La notice ne documente qu’une seule vis de carburateur, celle repérée « T », pour le ralenti. Tu visses dans le sens horaire jusqu’à ce que la chaîne commence à tourner, puis tu dévisses jusqu’à l’arrêt. Régime cible : 2 800 à 3 200 tr/min, filtre propre et couvercle en place avant de toucher quoi que ce soit.

Pour H et L, aucune valeur d’usine n’apparaît dans le document et Husqvarna renvoie au centre d’entretien agréé. Les chiffres qui circulent sur les forums divergent d’ailleurs : un mécanicien de concession donne L à 2,5 tours et H à 1,75 tour, un autre professionnel travaille à 1 tour sur chacune. Le filetage est très fin, un huitième de tour se sent. Sans compte-tours, le risque de serrage moteur dépasse le gain.

Mélange, carburant et ce que la garantie ne couvre pas

50:1, soit 2 %. Le manuel donne la mesure : 100 ml d’huile deux temps pour 5 litres. Beaucoup rajoutent une louche « pour être tranquilles » et se retrouvent avec des segments gommés et une grille pare-étincelles bouchée. L’huile lubrifie, elle ne protège pas du serrage quand elle est en excès.

Deux limites moins connues figurent dans le même chapitre : pas d’essence dépassant 10 % d’éthanol, pas d’indice inférieur à 90 RON. Surtout, ne prépare jamais plus de 30 jours de mélange d’avance. Husqvarna précise que les dommages liés à un carburant éventé restent hors garantie, ce qui règle le débat sur l’essence alkylate en bidon : plus chère au litre, mais elle supprime la panne numéro un de cette machine.

Sécurité : les quatre forces que le manuel nomme

Le chapitre sécurité distingue quatre comportements dangereux, et la nuance compte pour les éviter. Le patinage, quand le guide glisse sur le bois. Le tressautement, quand il soulève le bois et le retouche plusieurs fois. La chute, quand la machine finit au sol après la coupe, chaîne encore lancée. Le rebond, décliné en trois variantes : rotationnel quand le nez du guide touche un objet, de coincement quand le bois se referme sur le dessus du guide, et le « pull-in » qui tire l’appareil vers l’avant.

Quelques règles non négociables : frein serré au démarrage, jamais de coupe au-dessus de la hauteur d’épaule, jamais depuis une échelle ni depuis un arbre, voie de retraite préparée à environ 135° du sens de chute. Côté équipement : casque, protections auditives et oculaires homologuées, gants et pantalon anti-coupure, bottes à coquille acier, extincteur à portée.

Affûtage, tension et graissage : les cotes exactes

Le 135 Mark II tourne en pas 3/8, jauge 1,3 mm, avec un pignon d’entraînement à 6 dents. Deux chaînes sont homologuées, la H37 et la S93G, en 52 maillons entraîneurs pour un guide de 35 cm et 56 pour un 40 cm.

Paramètre d’affûtage Valeur officielle
Lime ronde 4,0 mm (5/32 po)
Angle de la platine latérale 80°
Angle de la platine supérieure 30°
Angle de guidage de la lime 0°
Réglage de la jauge de profondeur 0,65 mm (0,025 po)
Référence de la jauge de profondeur 5056981-03
Gabarit d’affûtage H37 / S93G 5052437-01 / 5878090-01
Hauteur de dent minimale 4 mm, en dessous la chaîne se remplace

Rien de tout cela n’arrive dans le carton. La boîte contient la machine montée, le fourreau de transport, l’outil multi-usage et le manuel. Ni lime ronde, ni lime plate, ni jauge, ni huile de chaîne. Prévois le budget dès l’achat.

Pour la tension, le tendeur latéral change la vie : desserre les écrous du carter d’embrayage, soulève le nez du guide, serre la vis du tendeur jusqu’à ce que la chaîne ne pende plus, puis resserre en maintenant le nez levé. Elle doit encore tourner à la main sans forcer.

Le test de graissage donne un résultat mesurable. Moteur aux trois quarts du régime, nez du guide à 20 cm d’une surface claire, une minute : une ligne d’huile doit apparaître. Sinon, nettoie le canal de graissage et la rainure, vérifie que le pignon de renvoi tourne librement, puis recommence. Toujours rien, direction le concessionnaire. Méthode détaillée dans notre guide sur l’entretien de la chaîne et de la pompe à huile.

Entretien saisonnier et remisage hivernal

Le manuel découpe l’entretien en quatre fréquences. Au quotidien : nettoyage extérieur, contrôle du frein, retournement du guide pour répartir l’usure, contrôle de la lubrification et de la tension. Chaque semaine : refroidissement, lanceur, amortisseurs, grille pare-étincelles, filtre à air. Chaque mois : ruban de frein, embrayage, bougie, filtre à carburant.

Deux seuils chiffrés à retenir. Le ruban du frein se remplace dès que son épaisseur passe sous 0,6 mm au point le plus usé. Et le silencieux doit passer en révision après 50 heures de fonctionnement, en atelier agréé : une échéance que presque personne ne respecte chez les particuliers.

Avant l’hivernage, vide les deux réservoirs, fais tourner jusqu’à extinction, remets le fourreau, retire le capuchon de bougie et serre le frein. Ça règle la question des flaques : un écoulement venu de la rainure du guide, de la chaîne ou du dessous du carter est normal, le réservoir respirant par une soupape. Si la flaque est noire, suspecte le mélange périmé.

Fiche technique : là où le manuel contredit les revendeurs

En comparant le PDF aux fiches produit, quatre écarts reviennent régulièrement. Le plus troublant concerne la vitesse de chaîne.

Donnée Manuel officiel Fiches revendeurs Explication
Vitesse maximale de chaîne 22,3 m/s 16,8 m/s 16,8 m/s au régime moteur maximal, 22,3 m/s à 133 % du régime de puissance maximale, valeur normalisée de sécurité
Puissance 1,6 kW parfois 1,5 kW 1,5 kW correspond au 130 ou au 135 d’origine, pas au Mark II
Réservoir carburant 350 cm³ 0,37 L Arrondi commercial, le manuel fait foi
Écartement des électrodes 0,5 mm 0,55 mm sur certaines fiches La valeur du manuel français prévaut pour le réglage

Dernier détail, savoureux pour qui cherche un mode d’emploi précis : le manuel n’emploie aucun nom commercial. Ni X-Torq, ni LowVib, ni Air Injection, ni Smart Start. Ces termes saturent les pages produit et restent absents du document. Bougie homologuée : NGK BPMR 7A ou Brisk HQT-1R.

Questions fréquentes sur la notice du Husqvarna 135 Mark II

Ma 135 Mark II démarre puis cale au bout de 30 secondes, c’est le carburateur ?

Pas forcément, et commence par autre chose. Vide le réservoir et refais un mélange neuf : un carburant vieux de plusieurs mois donne exactement ce symptôme. Si la panne apparaît seulement à chaud et disparaît après refroidissement, dépose le lanceur et regarde le volant magnétique et la bobine. Un dépôt de sciure collée à l’huile de chaîne y crée une perte de courant.

Quel mélange exactement, 2 % ou un peu plus pour être tranquille ?

2 %, sans exception. Le manuel indique 50:1, donc 100 ml pour 5 litres. Rajouter de l’huile ne protège rien : le surplus brûle, encrasse la grille pare-étincelles et finit par gommer les segments.

Où sont les vis H et L et quel est le réglage d’usine ?

Le manuel officiel ne décrit que la vis T, celle du ralenti. Aucune valeur d’usine n’est publiée pour H et L, et les réglages relevés sur les forums se contredisent, entre 1 tour et 2,5 tours selon les interlocuteurs. Sans compte-tours, un réglage trop pauvre sur H se paie par un serrage moteur.

Il y a une flaque d’huile sous la machine après chaque utilisation, c’est grave ?

Non, si elle vient de la rainure du guide, de la chaîne ou du dessous du carter d’embrayage. Le réservoir d’huile respire par une soupape, et l’écoulement se poursuit après l’arrêt. Vider le réservoir avant un remisage prolongé suffit. Une flaque noire et sale, en revanche, signale un mélange périmé ou un filtre encrassé.

La notice du 130 fonctionne-t-elle pour ma 135 Mark II ?

Oui, c’est littéralement le même document. Husqvarna publie un manuel commun aux deux modèles, montés sur la plateforme H13038HV, et la déclaration de conformité désigne le 130 comme modèle représentatif. Seules la puissance déclarée et la position de la vis du tendeur changent.

J’ai une 135 sans la mention Mark II, même notice ?

Non. Le 135 d’origine repose sur un moteur de 40,9 cm³ pour 1,5 kW, contre 38 cm³ et 1,6 kW sur le Mark II. Les cotes d’entretien et les références de bougie ne se recouvrent pas. Vérifie la plaque de numéro de série avant de télécharger un manuel.

Quelle lime pour affûter la chaîne d’origine ?

Une lime ronde de 4,0 mm, soit 5/32 de pouce, pour la H37 comme pour la S93G. Platine supérieure à 30°, platine latérale à 80°, guidage à 0°, jauge de profondeur ramenée à 0,65 mm avec une lime plate.

Télécharger le mode d’emploi Husqvarna 135 Mark II en PDF

Manuel d’utilisation officiel couvrant les modèles 130 et 135 Mark II, référence 1143593-38, partie française de 16 pages. Sommaire : introduction, sécurité, montage, utilisation, entretien, transport, remisage, caractéristiques techniques, accessoires et déclaration de conformité.

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